Pourquoi je suis là : ce ciel que je regardais enfant

Depuis aussi loin que je me souvienne, une question m’habite : pourquoi je suis là ?
Je n’ai pas d’images précises de mon enfance.
Presque aucun souvenir.
La mémoire traumatique, due aux agressions que j’ai traversées, est passée par là.
Elle a laissé des zones blanches, des absences, des fragments.
Sur ce sujet, les travaux de Muriel Salmona expliquent avec beaucoup de clarté les mécanismes de la mémoire traumatique : https://www.memoiretraumatique.org/
Et pourtant, il y a un sentiment très clair.
Je me revois petite fille — ou plutôt je me ressens — levant les yeux vers le ciel, en silence et disant à je ne sais qui :
Pourquoi vous m’avez mise là ?
Je veux rentrer chez moi.
Je ne comprenais pas ce que cela voulait dire.
Et l’adulte que je suis devenue l’a encore moins compris, parce que rationnellement, cela ne faisait aucun sens.
Comment pourrait-on avoir la sensation de ne pas être sur la bonne planète ?
Pas à la bonne époque ?
Pas dans la bonne famille ?
C’est irrationnel.
Et pourtant, à l’intérieur, c’est une évidence.
Comme une dissonance profonde.
Observation du figement

En parlant autour de moi, je réalise que cette question pourquoi je suis là n’est pas si rare.
Beaucoup de personnes me disent se sentir à côté, comme si elles observaient leur propre vie sans vraiment y être.
Je crois que pendant longtemps, j’ai été une très bonne actrice de ma propre vie.
J’ai créé de belles choses.
Une famille.
Des relations.
Un travail qui me plaisait.
J’étais vivante.
Mais je ne vivais pas pleinement.
Peur, insécurité, attente
Enfant, malgré les épreuves et les traumatismes que j’ai traversés, une phrase revenait en boucle à l’intérieur de moi :
Un jour, je serai heureuse.
Puis cette phrase s’est effacée.
Et pourtant, un jour, tout est remonté à la surface.
Pourquoi vous m’avez mise là ?
Je veux rentrer chez moi.
Cette sensation de vivre sans habiter pleinement ma vie.
L’immobilisme comme protection
Avec le recul, je crois que ce sentiment de vide était aussi une protection.
Quand on ne se sent pas à sa place, on apprend à s’adapter.
On construit.
On accumule.
On remplit.
Parfois on plonge dans le travail.
Parfois dans les relations.
Parfois dans le matériel.
Parfois dans les addictions.
Comme si l’extérieur pouvait combler ce qui manque à l’intérieur.
Je travaillais depuis plus de 20 ans dans le secteur médical.
À cette époque, j’étais profondément inscrite dans un champ de perception très cartésien, structuré, rationnel, peu ouvert aux approches alternatives.
Cela me rassurait.
Et en même temps, cela limitait ce que j’autorisais à exister.
L’idée même d’explorer autre chose ne faisait pas partie de mon horizon.
Et puis il y a eu un effondrement.
C’est là que j’ai entrevu une pratique dont j’ignorais tout: l’hypnose régressive ésotérique.
Sans savoir exactement de quoi il s’agissait, j’ai su.
Mon corps a su que c’était la clé pour récupérer les informations manquantes, pour percer ce brouillard de la mémoire et comprendre enfin ce sentiment d’être « parachutée » au mauvais endroit.
Choisir d’ouvrir cette porte a été un bouleversement.
L’humain n’aime pas le changement et les transitions qui ont suivi n’ont pas toujours été simples. Mais c’était le prix de la complétude.
Si vous souhaitez comprendre cette approche plus en détail, j’en parle ici :
Qu’est ce que l’hypnose régressive ésotérique ?
Pourquoi je suis là : questionner l’investissement en soi
Il y a presque huit ans, j’ai donc choisi d’ouvrir cette porte.

Cela a bouleversé ma vie.
Progressivement, ce vide intérieur a commencé à se transformer.
Depuis, je ne suis plus cette actrice qui excelle dans un scénario qu’elle n’a pas écrit.
J’ai repris la plume. Je suis devenue l’autrice et la réalisatrice de ma propre existence.
Je ne cherche plus à « rentrer chez moi » car j’ai compris que mon foyer, c’est cette présence intégrale à moi-même.
Pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur mon chemin, j’en parle ici : Qui suis-je ?
Conclusion
Je ne prétends pas détenir une réponse universelle.
Je sais simplement qu’un jour, j’ai cessé de vouloir seulement jouer ma vie.
Avant, je jouais.
Maintenant, je vis.
FAQ – Autour de la question pourquoi je suis là
Pourquoi ai-je l’impression de ne pas être à ma place ? Ce sentiment peut surgir lorsque quelque chose en nous ne se sent pas aligné avec ce que nous vivons.
L’hypnose régressive ésotérique peut-elle aider quand on se demande pourquoi je suis là ? Dans mon expérience, cette pratique permet d’entrer en communication avec la conscience au-delà du mental. Parfois, certains choix peuvent avoir été influencés ou parasités par des blessures ou des conditionnements. En allant explorer ces espaces, il peut devenir possible de mettre en lumière ce qui s’est joué et de permettre à la conscience de se délester de ce qui ne lui appartient pas ou plus.
Est-ce normal de se sentir étranger à sa propre vie ? C’est un ressenti partagé par beaucoup plus de personnes qu’on ne l’imagine. C’est souvent le signe d’un besoin de reconnexion entre ce que nous faisons et ce que nous sommes profondément.
Pourquoi n’ai-je aucun souvenir de mon enfance ? La mémoire traumatique est un mécanisme de protection du cerveau. Le fait de ne pas avoir de souvenirs n’empêche pas de travailler sur les ressentis qui, eux, restent inscrits dans le corps.
Si cette réflexion résonne pour vous, vous pouvez aussi découvrir les accompagnements proposés ou prendre contact.


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